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 Hazel | Esclave revêche.

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Date d'inscription : 09/03/2011
Age : 24

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MessageSujet: Hazel | Esclave revêche.   Jeu 10 Mar - 23:31

NOM : ...
PRENOM : Hazel
AGE : 18 ans
RACE : Ange Déchue
GROUPE : Esclave
ORIENTATION SEXUELLE : Ce qu'on lui impose, car abstinente d'elle-même.



APPARENCE
Son âge ne veut rien dire. Son âge ne signifie rien. A moins de croiser son regard qui n'est clairement pas enfantin, vous ne devinerez jamais du premier coup que cette jeune fille a dix-huit ans. Sa taille et son poids parlent d'eux-même, ainsi que sa figure enfantine : c'est un modèle tronquée, une erreur dans le système. En vérité, on ne lui donne pas plus de douze ans. Les psychologues de comptoir pourront toujours déclamer que son esprit ayant grandi trop tôt, son corps a fait abstraction de sa croissance et lui a au moins permis de ressembler à une petite fille innocente.

C'est une théorie qui pourrait fonctionner si la petite fille en question n'avait pas constamment cet air effronté. Entre ses deux grands yeux vert bouteille, les sourcils se froncent presque en permanence, marque naturelle de la colère ou de la méfiance. Parfois même, lorsque son cerveau tourne à plein régime, une vilaine petite ride se dessine au milieu de son front. Il faut dire que ses traits fins sont rarement détendus. Et à l'intérieur de son regard, un puits sans fond, trouble et sombre, dont on ne peut puiser qu'incompréhension, questions et mystères. Si son visage se veut impassible, ses yeux sont de vrais livres ouverts et gâchent parfois la solide façade d'indifférence que la jeune femme s'efforce de conserver. Son petit nez se fronce souvent, et ses lèvres fines n'esquissent un sourire que lorsque elles y sont forcées. L'ovale de son visage ne peut encadrer qu'un faciès marqué par le désarroi de l'amnésie, où seul le sommeil réparateur peut effacer les traces encore fraîches des tourments anonymes. Et lorsque Hazel dort, tout le monde peut constater que l'innocence et la pureté de ses traits ont un plus grand potentiel de séduction que l'air de chatte revêche qu'elle aime afficher pendant son éveil.

Il arrive souvent que l'on marche sur ses cheveux, soit par inattention, soit par pure cruauté. Ils sont en effet très longs, d'un noir tirant sur le vert forêt, et les deux plus courtes mèches sur le devant de sa coiffure pointent vers le haut et sont si épaisses qu'elles pourraient facilement se confondre avec les oreilles d'un quelconque animal. Constamment attachés par le passé, ils traînent aujourd'hui dans la boue et la poussière. Leur teinte foncée contraste avec la peau laiteuse de leur propriétaire, véritable indicateur d'une santé instable, autant physiquement que psychologiquement.

En guise de vêtement, Hazel est arrivé sur l'île avec une simple robe de coton, blanche et assez courte pour lui arriver au-dessus des genoux. Pour tout autre habits, une culotte et une paire de sandales. Il est étonnant de constater que le tout reste en permanence immaculé, malgré la boue, la poussière, ou l'eau. Une partie de la pièce seulement est souillé par des traces de griffures et de sang séché : le dos, qui est caché par la longue chevelure de l'ange déchu. Pour y voir de plus près, il faudrait que quelqu'un se décide à couper cette épaisse tignasse, un acte qui n'aurait jamais l'accord de l'intéressé. Si l'on réussissait à s'attarder sur cette partie-là, on apercevrait même de légères excroissances à travers le tissu presque transparent.
L'aspect simple de cette tenue renforce l'apparence chétive de cette vieille enfant, sans presque aucune forme, aux membres frêles et au cou long. Sa morphologie fait vaguement penser à celle des chats de gouttière : fragile, mais constituée de nerfs vifs et agressifs. Sans compter que Hazel est particulièrement rapide à la course et peut grimper sur à peu près n'importe quoi.

Dernier petit détail que peu de personnes remarquent : pour le découvrir, il faut se concentrer sur l'ombre de la demoiselle. Il arrive que cette silhouette noire ne respecte aucune des règles de la physique. Il arrive que ses pieds d'encre ne suivent pas ceux de sa compagne de chair. Il arrive même qu'elle soit... carrément absente.




PSYCHOLOGIE
Même pour le dernier des imbéciles, ça paraît évident : Hazel n'est pas faite pour être esclave. Il n'y a rien dans les quelques lignes qui vont suivre que vous pouvez classifier comme une qualité particulièrement recherchée chez les enfants de la soumission. Et pourtant... nombreux sont les maîtres qui aimeraient l'avoir dans leurs pattes, au moins une journée. Cet espoir vif et cet esprit puissant, beaucoup adoreraient le briser et le sentir craquer sous leurs doigts, avant de le répandre sur le sol comme une vulgaire traînée de sable. Malheureusement pour eux, il y en a une qui n'est pas du tout décidée à les laisser faire. La jeune fille est déjà passée entre quelques mains dominatrices, et toutes sont revenus demander remboursement au vendeur, parce que l'idée de l'esclave au cœur de lion si séduisante s'était muée en pas plus d'une journée, en une idée glaciale, perturbante, effrayante même, bref en total désaccord avec leur plan de base. Ils décrivent la jeune esclave comme 'folle à lier', parlent parfois à voix basse d'évènements étranges qui se sont déroulés sous leurs yeux en la présence de la chétive ange déchue.

Pourtant, la magie n'est inconnue pour personne sur l'île et les phénomènes inexpliqués peuvent foisonner tant qu'ils le veulent sans que personne ne s'en inquiète. Alors, pourquoi ce brusque renversement de situation quand il s'agit de Hazel ?

On a beau la traiter de folle à lier, il n'en est pas moins que c'est toujours elle qui a raison. Quelque chose traque en effet la femelle. Une chose immonde, absurde, la seule chose qui peut inspirer dans cet esprit calme et réfléchi la peur primaire, la peur de ce que l'on ne connaît pas. Et quand cette chose se matérialise, Hazel est prête à faire n'importe quoi pour que cette horreur disparaisse. Cette malédiction la suit de jour comme de nuit, peut importe ses actes ou ses paroles, et est en partie la cause de sa nervosité permanente. Si l'esclave sait garder la tête froide, elle ne peut nier que le moindre geste imprévu, la moindre main sur son épaule l'affole et lui fait perdre ses moyens pour un instant. Elle n'aime pas le contact humain, ce n'est un secret pour personne. Son amnésie est une autre cause de ses réflexions constantes.
Mais en fin de compte, on peut se demander si cette fille est réellement associable, ou si elle n'est pas tout simplement occupée à réfléchir dans le vide. Cela dit, on s'aperçoit vite que la première hypothèse est probablement la plus juste quand on tente de parler à cette sauvage. Il y a une limite à ne pas dépasser dans l'introversion, et cette fille la dépasse, largement. Ce n'est même plus la définition même du type taciturne : c'est une âme froide et impénétrable. Il est rare qu'elle réponde quand on lui adresse la parole, s'enfermant dans un rôle de gamine mal élevée. Il faut la forcer pour qu'elle écoute ce qu'on lui dit, quand on arrive à l'attraper, évidemment. Bien sûr, il y a les chaînes, les cages, les fouets. Mais les premières sont détruites, les secondes sont ouvertes, et les troisièmes sont stoppés dans leur élan. On dirait qu'une force obscure protège cette fillette de tout ce qui pourrait lui ôter sa liberté tant désirée. A une exception près : lorsque l'on s'occupe d'elle dans la lumière, où carrément dans le noir complet. C'est là son point faible.
Mais le reste du temps, elle vous adressera tout simplement un petit sourire narquois, le seul qu'elle sache faire d'elle-même, pendant que vous resterez assis devant sa cage, à tenter de percer son puissant secret.



HISTOIRE
Décrire l'histoire de Dieu lui-même serait équivalente à un blasphème, mais pourtant, c'est bien par lui que tout commença. C'est par sa faute que cet ange enfanta dans d'atroces souffrances, telle une humaine, pour les pêchés qu'il avait commis et qui devaient être expiés. Et comme si ça ne suffisait pas, le bébé qui aurait dû mourir dans le processus survécu, dans un miracle, une force qui ne provenait pas des mains de Dieu, mais d'une autre entité. Cette perte de contrôle réveilla la colère dans le père tout-puissant, qui décida de simplement tuer l'ange en faute et expédier son enfant sur terre, sûr du destin qui attendait un nouveau-né incapable de se défendre.
Mais encore une fois, malgré le trajet violent du ciel à la terre, malgré l'explosion qui se fit à l'atterrissage et le cratère qui en résulta, l'enfant était toujours vivant. Seules ses minuscules ailes noires parlaient d'un changement radical.
Encore aujourd'hui, Dieu lui-même ne connaît pas l'entité qui a permis de se rebeller contre sa propre décision, mais après toutes les horreurs qui arrivèrent dans les années suivante, il comprit que Satan avait juste voulu s'amuser un peu.

Quoiqu'il en soit, le destin était pour l'instant clément avec cette petite fille qui hurlait à plein poumons au milieu d'une étrange cour grise et froide. Son voyage avait terminé dans la cour d'une prison. Ironie du sort, pour elle qui provenait du pays le plus libre qui soit. Un geôlier la découvrit dés que le soleil se leva, et ne sachant qu'en faire, la plaça dans les berceaux des enfants de prisonnières. Les étranges excroissances dans le dos pâle ne lui avait guère donné envie de s'occuper d'elle. Plutôt d'étouffer l'affaire.
Peut-être avait-il envisagé qu'il venait de condamner une vie innocente, mais il n'aurait sûrement jamais imaginé les tortures qui se dérouleraient grâce à sa lâcheté. Et encore moins qu'il payerait.

Mais en attendant, une jeune mère prisonnière découvrit bien vite qu'un bébé était en trop dans les berceaux. Le regard de la petite intruse se posa heureusement pour la première fois sur une femme au bon cœur, et qui tentait d'expier ses pêchés en s'occupant des nouveaux-nés orphelins, dont les mères étaient mortes en couche ou dans d'autres circonstances plus terrifiantes... en apercevant le dos de Hazel, elle sursauta et reconnut la forme d'ailes. Très croyante, elle analysa bien vite la situation et se décida à couper ce qui pourrait désigner la nouvelle-née comme un monstre à abattre au plus vite. Elle drogua avec soin le bébé et se dirigea vers l'atelier en cachette.
Le travail s'avéra compliqué et rude, si bien qu'encore aujourd'hui, quand Hazel glisse ses mains sous sa robe, elle peut sentir les restes cicatrisés d'un travail non achevé.

En grandissant, au fur et à mesure des années, la petite ex-ange s'avéra déjà bien plus mature que les autres enfants de la prison et se placa comme la plus proche personne de cette femme qui lui avait sauvé la vie de justesse. Des informations s'entassèrent dans son petit crâne, sans qu'elle puisse se douter qu'un jour, elle les perdrait La prison se révélait être en fait l'une des plus imposantes et des plus sécurisés du monde où elle vivait, mais elle était également l'une des plus discrètes. Son architecture se composait d'un immense château construit en plein cœur d'épaisses forêts noires. Si par miracle l'un des prisonniers avait réussi à braver la garde et à traverser les bois, il se retrouverait au bord de la plage qui entourait ce qui s'avérait être une île perdu et dont peu de personnes ressortaient vivantes. On y envoyait les pires prisonniers, pas dans la notion de la gravité des crimes, mais simplement ceux dont la perpétuité était certaine et qu'on ne pouvait placer ailleurs, et qui se révélaient donc être les pires boulets que la société puisse trainer à ses pieds. Cette prison était connu pour ses châtiments corporels et mentaux : en vérité, quiconque était enfermé ici perdait son rang d'homme ou de femme, avec tous les droits que cela impliquait. Ils devenaient tous des proies pour ceux qui les torturaient et qui pouvaient très bien leur retirer la vie sans que cela ne gêne personne. C'était dû à l'administration désastreuse du bâtiment qui avait même fini par disparaître, noyée dans ses propres tâches d'encre, et l'on aurait bien été incapable de distinguer les coupables des innocents. Ces derniers étaient régulièrement envoyés à la mort, comme tous les autres.

A ses quatorze ans, Hazel apprit même de la bouche de sa 'génitrice' que certains prisonniers, sélectionnés sous des critères inconnus, étaient impliqués dans l'affaire et participaient aux tortures diffusés dans la prison pour pallier le manque de personnel. En apprenant ça, elle regarda sa mère adoptive d'un air choqué, puis constata également que des plaies plus ou moins profondes s'étalaient sur les bras et le visage de celle qui lui souriait d'un air apaisant.
La jeune nourrice lui avait dévoilé la raison de son envoi entre ces murs il y avait peu. Meurtre prémédité sur sa sœur, enceinte de jumeaux de trois mois et demi. Elle ne niait pas les faits. Elle savait bien qu'il était trop tard. En adoptant tout ces bébés, elle tentait simplement de se racheter devant Dieu.
Le lendemain de cette réflexion, Hazel chercha partout sa protectrice, avant de se rappeler que celle-ci avait dû quitter sa chambre entouré de gardes tard dans la soirée. La petite fille avait observé la scène.
Ce fut la dernière image qu'elle emporta dans ses souvenirs à présent en cendres : celle d'une femme courageuse, dont les mains l'avaient nourries et soignées, et qui acceptait son sort un sourire sur son pâle visage.

Dans les mois qui suivirent la mort de la nourrice, Hazel tomba malade. Elle subissait des crises de migraines atroces, chroniques, sûrement dû à une infection oculaire sévère, et qui la suivait à chaque instant, l'empêchant même d'ouvrir les yeux. Elle fut obligé de s'aliter en cachette et de se faire oublier. Pendant cinq semaines, elle resta dans le noir d'une chambre abandonnée, les paupières closes. L'unique traitement qu'on avait bien voulu lui accorder. La migraine succéda à de la fièvre, violente, qui faillit l'emporter. Par un miracle, ou simplement parce que le destin souhaitait encore jouer le jeu, elle survécut. Mais les effets secondaires se composèrent d'un arrêt immédiat de la croissance et d'une constitution à tout jamais fragile.
Au bout de la cinquième semaine, elle ouvrit les yeux. Dans la pénombre, il lui semblait que des mains chaudes et douces tâtait son front, ses mains, ses pieds, dans une enveloppe rassurante et enivrante. Elle se risqua à allumer une chandelle, mais personne n'était dans la pièce. Ce n'est qu'au bout de plusieurs jours qu'elle comprit qui tentait de la rassurer dans sa solitude. Et aussi fou que ça pouvait être, c'était vrai.
Son ombre finit par se mouvoir timidement dans la lumière de la chandelle, après que Hazel l'ait observé pendant un temps interminable. L'ombre bougeait toute seule. L'ombre était vivante, et pouvait même agir à sa guise. Sa propriétaire ne la contrôla d'ailleurs vraiment qu'après quelques heures d'entraînement. C'était une sensation étrange, comme une amie proche qui la suivait à chaque pas. L'ombre savait se faire discrète, mais était très utile. Elle pouvait attraper des objets, faire léviter certaines choses. Elle pouvait même stopper les gestes de certains gardes en se mélangeant avec l'ombre de ceux-ci. Cela dit, lorsque Hazel effectuait ces quelques exploits, ses affreuses migraines recommençaient, plus légères, mais encore insupportables. Aujourd'hui, les migraines sont toujours là pendant l'utilisation de ce curieux pouvoir.

Le temps s'écoulait lentement dans cette prison, surtout lorsque l'on était seule, comme l'adolescente. Mais un autre événement vint bientôt troubler la quiétude de ses journées entre les barreaux.
Trois gardes vinrent ouvrir sa cellule et la prirent par les bras avant de l'emmener dans les étages supérieurs. Elle fut enfermée dans une pièce où d'autres prisonniers attendaient également ce qui allait leur arriver.
On était en automne, et la sélection de nouveaux employés venait de s'achever dans des délais remarquables.

Hazel n'eut pas le choix. Elle dût s'habituer à son statut de nouveau bourreau, participant d'abord de loin aux tortures, puis les programmant elle-même. Il arrivait qu'elle doive programmer d'elle-même la mort d'un homme par ses mains, seule dans la pièce de torture. Tous lui clamaient qu'ils étaient innocents, espéraient un peu de pitié de la part d'une enfant, mais dans cet amas d'hommes inconnus, qui pouvait-elle croire ? Comment pouvait-elle discerner la bonne et la mauvaise foi ? Les anges des démons ?
La hache s'abattait sur tous, et l'adolescente finit par ne plus réfléchir. Tandis que sa santé mentale chutait de jour en jour, on commençait à la placer dans les rangs du personnel qualifié. Ce qui ne la rassurait pas. On allait croire qu'elle aimait ce qu'elle faisait, on allait la garder ici pour toujours. A tuer des hommes, des femmes, et mêmes parfois des enfants. Toute seule.

Et puis un jour, elle ne le supporta plus. Au moment qui précédait la catastrophe, sa hache devait couper la hanche d'un jeune homme. Celui-ci la regardait avec cette même lueur de terreur qu'elle avait vu dans le regard du dernier. Ils avaient tous la même lueur dans les yeux. Celle du chasseur qui se déclamait proie. Tous perdaient espoir devant sa chétive silhouette. Qu'ils soient innocent, ou non.
La hache changea de direction, la cible fut atteinte. Et d'un coup, tout s'arrêta.


Ce n'est qu'à partir du premier clignement de yeux d'Hazel à ce stade, que sa mémoire commence. Tout ce qui a été dit précédemment a disparu. Envolée. Détruit. En se réveillant, elle ressentit un frisson d'incompréhension. Envers le monde, envers elle-même. Cependant, une main se posa sur son épaule, et contrairement aux fois futures, elle ne sursauta pas.
C'était son ombre.
Étrangement, Hazel semblait se souvenir de l'utilisation concrète de son pouvoir, ou du moins, quelques bribes lui revenaient en mémoire, sans que l'origine de tout ne lui soit dévoilé.
Elle se releva avec difficulté et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule.
Dans son dos s'étendait la mer, mais elle aurait bien été incapable de lui donner un nom. Tout comme elle aurait été incapable de donner un nom aux pierres qui bordaient la plage, ou aux branches des arbres qui flottaient paisiblement dans le vent. Le seul nom qu'elle connaissait encore, c'était le sien. Tout était à réapprendre.

L'île sur laquelle elle avait atterrie ne lui paru accueillante que très peu de temps. Ses escapades durèrent un petit bout de temps avant que l'on ne la capture dans son sommeil, la prenant pour une humaine, mais quelque chose d'autre l'avait troublé et continue encore aujourd'hui de l'effrayer.

Au début, ça ne s'était manifesté que par de légères secousses, ou des grognements, ou autres bruits étranges que Hazel plaçait sur le compte de son imagination. Mais après que l'on l'eut enfermé et étiqueté esclave -ce dont elle n'avait d'ailleurs aucune idée de la définition et de ce qu'on attendait d'elle exactement- les grognements se transformèrent en gémissements, puis en cris, en sanglots, et même parfois en hurlements. Ils se manifestaient plus de nuit que de jour et il n'y avait qu'elle qui pouvait les entendre, et cela la confortait dans l'idée que son esprit lui jouait simplement des tours. Mais la nuit où les premières excroissances commencèrent à apparaître, il n'y eut plus de place pour le doute.
C'était durant la première nuit qu'elle passa chez son premier maître. Enfermé comme toujours, Hazel se réveilla en pleine nuit pour sentir le sol gronder sous ses pieds. Les murs tremblèrent ensuite, puis semblèrent changer de couleur dans la pénombre, avant de commencer à se couvrir de plaques pourpres, avec une lenteur effroyable. La matière était visqueuse et semblait pulser, comme si elle avait été vivante. Hazel laissa s'échapper un cri pour compenser le choc de cette apparition morbide. Plus elle avait peur, plus les plaques grossissaient et plus le sol tremblait.
Cette apparition, le nouveau maître l'aperçut également, et il n'eut autre réaction que de rendre l'esclave fraîchement acheté à son vendeur dés le lendemain, terrifié par cette abomination.
Elle a fini par s'habituer à ces visions macabres, bien que la terreur l'envahisse toujours lorsque cette traînée rouge apparaît. Peu importe la cage, la maison ou le maître. Cette horreur semble la suivre à la trace, la traquer.
Comme pour la punir de quelque chose.

Quelque chose dont elle ne se souvient évidemment pas. Et ce n'est pas son ombre, pourtant première témoin de la vie de cette fille, qui allait lui expliquer tout ce qui s'était passé. L'ombre écoute, l'ombre agit. Mais l'ombre ne reste jamais qu'une ombre. Neutre, froide, impassible. Comme sa propriétaire.





POUVOIR : L'ombre de Hazel peut être contrôle à volonté. Elle peut s'élancer loin de sa maîtresse, saisir des objets hors de portée, sans que l'utilisatrice du pouvoir ne remue le petit doigt. Par exemple, si jamais une clé est hors de portée, il est possible d'envoyer l'ombre la chercher pour soi. Dans le cas des autres ombres, il est possible de se mélanger avec pour empêcher certains mouvements de leurs propriétaires, mais cela demande un effort douloureux et désagréable, Hazel ne l'utilise que lors des urgences (lorsque l'on souhaite lui faire du mal, en attendant de pouvoir s'enfuir).
CONTRAINTES : Ce pouvoir est annulée lorsque la lumière disparaît ou qu'au contraire, elle est trop présente. L'ombre disparaît alors et devient difficile à contrôler. Aux alentours de midi par exemple, ou en plein dans le noir, il est impossible de faire quoi que ce soit. Exercé sur d'autres individus, il rend fragile son utilisatrice.

AIME : Le calme, la réflexion, la pénombre, les plantes.
DÉTESTE : Les évènements qui la traquent, la foule, certains de ses sentiments, que l'on la dérange dans ses pensées.

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Centres d'intérêts : Écrire, dormir, les bodmods et rien glander.
Remarque sur le forum : J'me suis cassé les ovaires à trouver le panneau d'enregistrement, c'est malin è_é Autrement, rien à dire, très propre, ordonné, bonne ambiance de ce que j'ai pu voir Wink (je m'y serais pas inscrite sinon, remarque ^^'')
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MessageSujet: Re: Hazel | Esclave revêche.   Jeu 17 Mar - 1:18

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